Erhalt von Fibelnachbildungen und Angabe von Vergleichen; Beschreibung der Privatsammlung Troyons; Beschreibung eines Grabhügelfundes bei Chavannes
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LLA 029/017
LLA Lindenschmit, Ludwig d. Ä.
Lindenschmit, Ludwig d. Ä. >> Korrespondenz >> Briefe an LLA/RGZM
1852-09-11
Inhalt/Beschreibung/Darin: "Bel Air près Cheseau sur Lausanne
Le 11 Fbr 1852
Honoré et cher Monsieur,
Votre envoi d'empreintes de fibules m'ai fait un bien grand plaisir et je vous prie d'en recevoir nos remercîments. S'il peut vous être agréable que de mon côté je vous fasse parvenir les fac-simile [sic] de quelques unes de nos antiquités helvetiennes, je le ferai avec beaucoup de plaisir. En attendant, [...] que de vous dire des choses qui vous soient déjà connus, je ferai quelques rapprochements avec les piéces dont vous m'avez envoyé les copies.
- Le No. 1, de Nierstein, rassemble d'une manière frappante à une fibule de dimensions encore plus con-sidérables trouvée en Etrurie (mais qui n'a rien à faire avec l'époque étrusque) et conservée à Londres dans le Britsh Museum. Cette dernière est en bronze doré avec des bandelettes d'argent en saillie, et sa plaque supérieure au lieu d'être carré est un demi circle.
- Le No. 4 de Friedberg me rapelle par ces contours deux belles pièces de ce genre, trouvées en Pologne et conservées dans le palais de marbre à St. Petersbourg; elles sont en argent orné de lamelles d'or repous-sées.
- Le No. 5 de Langenenslingen reproduit assez nettement les fibules d'argent doré découvertes dans des tombeaux déposées au milieu des ruines ro-maines de l'ancien Lousonnium, ainsi que deux broches en bronze d'un tombeau de [Lovay?] dans le Canton de Vaud - Enfin ces diverses formes peuvent don-ner lien à des rapprochements intéressants avec plusieures fibules anglosaxon-nes, danoises, norvégiennes et suédoises.
- Quant aux ornaments de ceinture No. 8 des environs de Mayence, je les retrouve souvent dans les tombeaux helvéto-burgondes de la Suisse occidentale. Je viens de recevoir votre lettre de convocation pour la réunion des sociétés archéologiques et historiques de l'Allemagne, que vous vous proposez [d'avoire?] à Mayence. Si j'en avais la possibilité je serai fort heureux de me rendre à votre aimable invitation, et cela d'autant plus qu' indépendemment du plaisir que j'aurait à vous voire, je crois qu'il est fort utile qu'un esprit d'ensemble préside à ces travaux. Les recherches sont en général l'affaire d'activités individuelles, mais pour arriver à des resultats vraiment historiques, il faut s'enlever au'dessus des localités qu'on exploite. Dans notre étude, on doit chercher à remonter continuellement du particulier au général, si l'on ne veut courir le risque d'émettre des points de vue exagérés. C'est le manque de cette connaissance de l'ensemble qui a fait prendre trop souvent pour des distinctions de peuple à peuble ce qui était des differences d'époque à époque. Je ne veux point dire qu'entre les Celtes, les Germains et d'autres peubles il n'y ait point de traits distinctifs, mais je crois qu'ils ne sont pas là où on les a le plus souvent cherchés. Une réunion du genre de celle que vous avez conçue ne peut avoir que d'excellents résultats pour l'avancement de la sience, et un pays qui, comme l'Allemagne, compte un si grand nombre de savants distingués, est très avan-tageusement placé pour donner à la science que nous cultiverons une impulsion toute nouvelle. Aussi, je vous prie de croire, Mon cher Monsieur, que si je ne me rends point auprés de vous, c'est que j'en suis empêché par des affaires qui ne me rendent pas un voyage possible actuellement. J'ai reçu il y a peu, une lettre de M. l'Abbé Cochet de Dieppe, qui découvre dans le nord de la France plusieurs cimetières Gallo-Francs. Il a vu chez l'un des ses amis votre bel ouvrage sur les tombeaux de Selzen et il désirait vivement en possider un exemplaire. Il m'a écrit à cet effet pour que je vous priasse de lui [addresser?] ce volume en en retirant la valeur au bureau de la Poste. Si vous aviez la bonté de faire cet envoi, vous feriez un grand plaisir à un archéologue français, qui de son côté pouvra vous donner des renseignements sur les antiqui-tés qu'il exploite. Son adresse et simplement: M. l'Abbé Cochet à Dieppe. Ma collection s'est enrichie les dernières années d'antiquités assez nombreuses découvertes dans le Canton de Vaud. Plusieurs appartiennent aux temps antérieurs à la domination romaine en Helvétie. Ce sont divers instruments tran-chants en bronze, des épingles, des bracelets, deux […] en argent, d'une grande beauté. Un fait remarquable c'est que pendant que ces objets se trouvent en général dans les autres pays sous des tumuli et avec des urnes cinéraires, je les découvre ici dans des tombes construites en dalles brutes et déposé sous la surface du sol sans aucun marque extérieure. L'inhumation [ne?] déja […] nous la retrouvons encore pendant l'époque mérovingienne, et tandis que les Romains deponent leurs urnes cinéraires le long des voies, les Helvétiens, sous la domina-tion romaine, continuent, du moins dans la Suisse occidentale, à enhumer les morts avec des bracelets en bronze au avant bras des squelettes, ainsi que je vi-ens d'en trouver dernièrement un nouvel exemple. - Je ne crois pas vous avoir encore parlé d'une découverte curieuse que je poursuis depuis quelques années. - Près du village de Chavannes est une colline de forme conique, haut de 22 pieds sur 114 de diameter à sa base, qui est entourée de deux fosses circulaires de 30 pieds d'ouverture sur 10 de profondeur. Une tranchée pratiquée sur cette colline a présenté la construction siuvante. La base est occupée par une couche épaisse de cendres et de de charbons, recouverte de terre et de cailloux roulés; audessus, nouvelles couches de cendres et de charbons, toujours séparées les uns des autres par les cailloux et la terre. Dans les cendres sont des ossements nom-breux, mais tous ossements concassés et entaillés par des instruments tranchants. J'ai retrouvé là la plupart des animaux do[… Fehlstelle im Papier, vermutlich: domestiques […]], plus le cerf, le faucon et d'autres oiseaux; en revanche il n'y a plus traces […] […] humains, et je ne puis voir dans ces débris que les restes de nombreux sacrifices où l'on répandait [korrekt: répandrait] sur l'air consacrée les debris de bucher et du repas sacré en les recouvrant de pierre et de terre pour empêcher leur profanation. Divers objets sont mêlés à ces debris, des fragemnets de poterie grossière, des éperons, des pointes de fleche, un mors de cheval, des fers de chevaux, le tout en fer, et même un fragment de coquillage, du strombe géant, qu'on ne retrouve que sur les côtes des mers de l'Inde. Quant à l'âge de cette colline de sacrifices on doit faire remonter aux derniers temps des Helvétiens avant la domination romaine. - Une autre fois, si vous le désirez, je pourrai vous parler de nos découvertes romaines et burgondes. Veuillez agréer, cher Monsieur, l'assurement de l'estime et de l'attachement De votre dévoué
Fréd. Troyon"
Übersetzung
Mein geehrter und teurer Herr,
Ihre Sendung von Fibel-Abdrücken hat mir sehr große Freude bereitet, und ich bitte Sie, meinen Dank entgegenzunehmen. Wenn es Ihnen willkommen sein könnte, würde ich Ihnen von meiner Seite die Nachbildungen einiger unserer helvetischen Altertümer zukommen lassen - ich würde es mit großen Vergnügen tun. Einstweilen - anstatt [sinngemäß] Ihnen Sachen mitzuteilen, die Ihnen bereits bekannt sind - bringe ich einige Gedanken (wörtl.: Annäherungen) zu den Fundstücken vor, von denen Sie mir Kopien geschickt haben.
- Die Nr. 1 aus Nierstein ähnelt in verblüffender Weise einer Fibel von noch beträchtlicheren Ausmaßen, gefunden in Etrurien (die aber nichts mit der etruskischen Epoche zu tun hat) und aufbewahrt in London im Britischen Museum. Diese letztere be-steht aus vergoldeter Bronze mit plastischen Silberbändchen, und ihre obere Platte bildet anstatt eines Rechtecks einen Halbkreis.
- Die Nr. 4 aus Friedberg erinnert mich wegen ihres Umrisses an zwei schöne Stücke dieser Art, gefunden in Polen und aufbewahrt im Marmorpalais in St. Petersburg; sie bestehen aus Silber, verziert mit getriebenen Goldlamellen.
- Die Nr. 5 aus Langenenslingen verkörpert ziemlich genau Fibeln aus vergoldetem Silber, gefunden in Gräbern, angelegt inmitten der römischen Ruinen des antiken Lousonnium, ebenso wie Bronze-Broschen aus einem Grab von Louay/Lovay im Kanton Waadt. - Schließlich können diese verschiedenen Formen eine Verbindung herstellen zu interessanten Betrachtungsweisen an mehreren angelsächsischen, dänischen, norwegischen und schwedischen Fibeln.
- Was die Gürtelbeschläge angeht - Nr. 8 aus der Umgebung von Mainz - so finde ich sie oft wieder in den helveto-burgundischen Gräbern der Westschweiz. Soeben erhalten habe ich Ihren Brief mit dem Aufruf zur Vereinigung der archäologischen und historischen Gesellschaften von Deutschland, welche Sie in Mainz zu realisieren vorgeschlagen haben. Wenn ich die Möglichkeit dazu habe, werde ich sehr glücklich sein, ihrer liebenswürdigen Einladung zu folgen, und dies umso mehr, als - unabhängig von der Freude, Sie wiederzusehen - ich glaube, dass es sehr nützlich ist, wenn ein Geist der Gemeinsamkeit über diese Arbeiten schwebt. Im Allgemeinen ist Forschung eine individuelle Angelegenheit, aber um zu wirklich historischen Ergebnissen zu gelangen, muss man sich über die Örtlichkeit erheben, die man erforscht. In unserer Wissenschaft muss man sich fortgesetzt bemühen, von der Einzelheit zum Allgemeingültigen aufzusteigen, wenn man nicht Gefahr laufen will, übergeordnete Gesichtspunkte aus dem Auge zu verlieren. Es war das Fehlen dieser Kenntnis der Gesamtheit, die allzu häufig als Unterschiede von Volk zu Volk hat nehmen lassen, was doch Unterschiede von Epoche zu Epoche waren. Ich will keineswegs sagen, dass es zwischen Kelten, Germanen und anderen Völkern überhaupt keine Unterscheidungsmerkmale gegeben habe, aber ich glaube, dass diese nicht da liegen, wo man sie am häufigsten gesucht hat. Eine Vereinigung der Art, wie Sie sie konzipiert haben, kann nur ausgezeichnete Ergebnisse für die Förderung der Wissenschaft hervorbringen, und ein Land, das wie Deutschland eine so große Zahl von ausgezeichneten Wissenschaftlern aufweist, ist höchst vorteilhaft platziert, um der Forschung, welche wir betreiben, einen ganz neuen Antrieb zu geben. So bitte ich Sie denn zu glauben, mein teurer Herr, dass ich - sofern ich mich denn gar nicht zu Ihnen begebe - daran gehindert bin durch Aufgaben, welche mir derzeit keine Möglichkeit zu einer Reise geben. Ich habe vor kurzem einen Brief von Herrn Abbé Cochet aus Dieppe erhalten, welcher in Nordfrankreich mehrere gallo-fränkische Friedhöfe ausgräbt. Er hat bei einem seiner Freunde Ihre schöne Arbeit über die Gräber von Selzen gesehen, und er wünscht lebhaft, ein Exemplar davon zu besitzen. Zu diesem Zweck hat er mir geschrieben, damit ich Sie [nämlich] bitte, diesen Band an ihn zu senden, indem Sie den Preis dafür beim Postamt einziehen. Wenn Sie die Güte hätten, diese Sendung vorzunehmen, würden Sie einem französischen Archäologen eine große Freude bereiten, welcher seinerseits Ihnen interessante Auskünfte über Altertümer geben kann, welche er erforscht. Seine Anschrift ist ganz einfach: M. l'Abbé Cochet à Dieppe. Meine [eigene] Sammlung wurde in den letzten Jahren durch ziemlich viele Altertümer bereichert, welche im Kanton Waadt entdeckt worden sind. Mehrere [davon] gehören in die Zeiten vor der römischen Herrschaft über Helvetien. Es handelt sich um mehrere Schneidewerkzeuge aus Bronze, um Nadeln, um Armreife, darunter zwei aus Silber und von großer Schönheit. Ein bemerkenswerter Umstand ist indessen, dass diese Gegenstände sich in anderen Gebieten unter Grabhügeln und zusammen mit Aschenurnen finden, ich [hingegen] finde sie hier in Gräbern, die aus groben Steinplatten gebaut und unter der Erdoberfläche ohne irgendeine äußere Markierung angelegt sind. Die Körperbestattung […] finden wir noch während der merowingischen Zeit, und während die Römer ihre Aschenurnen entlang den Straßen beisetzten, fuhren die Helvetier fort - auch unter der römischen Herrschaft und zumindest in der Westschweiz -, ihre Toten zu bestatten mit bronzenen Armbändern am Unterarm des Skelettes, so wie ich gerade zuletzt ein neues Beispiel gefunden habe. - Ich glaube nicht, dass ich Ihnen von einer bemerkenswerten Entdeckung gesprochen habe, die ich seit einigen Jahren verfolge. - Nahe beim Dorf Chavannes liegt ein kegelförmiger Hügel, 22 Fuß hoch bei 114 Fuß Durchmesser an der Basis, welcher umgeben ist von zwei kreisförmigen Gräben von 30 Fuß lichter Weite bei 10 [Fuß] Tiefe. Ein durch diesen Hügel angelegten Schnitt hat folgenden Aufbau ergeben: Die Basis wird von einer dichten Schicht von Asche und [Holz-]Kohle eingenommen, [diese ist] überdeckt von Erde und abgerollten Kieseln; darüber neue Schichten von Asche und Kohle, immer eine von der anderen getrennt durch Kiesel und Erde. In der Asche befinden sich zahlreiche Knochenreste, aber sämtliche Knochen [sind] zerbrochen und eingeritzt durch Schneidewerkzeuge. Ich habe dort eine Vielzahl [Knochen] von Haustieren gefunden, dazu den Hirsch, den Falken und andere Vögel, hingegen habe ich keine Spur menschlicher [Knochen] gefunden, und so kann ich in diesen Bruchstücken nichts anderes als die Reste von zahlreichen Opfern sehen, wo man auf einem heiligen Platz die Reste des Scheiterhaufens sowie des Opfermahles ausgebreitet und [dann] mit Steinen und Erde bedeckt hat, um ihre Profanierung zu verhindern. Verschiedene Objekte sind unter diese Trümmer gemischt, Fragmente einer groben Töpferware, Sporen, Pfeilspitzen, das Gebiss eines Pferdezaumzeuges, Hufeisen - alles aus Eisen - und selbst ein Fragment einer Muschel, eines gigantischen Strombus [= Flügel-schnecke], den man nur an den Meeresküsten Indiens wieder findet. Was das Alter dieses Opferhügels angeht, so muss man in die letzten Zeiten der Helvetier vor der römischen Herrschaft zurückgehen. Ein andermal, wenn Sie es wünschen, werde ich Ihnen von unseren die Burgun-den betreffenden Entdeckungen berichten können. Mögen Sie entgegennehmen, mein teurer Herr, die Versicherung der Hochachtung und der Verbundenheit von Ihrem Freund
Fréd. Troyon
Transkription und Übersetzung: Hermann Ament.
Le 11 Fbr 1852
Honoré et cher Monsieur,
Votre envoi d'empreintes de fibules m'ai fait un bien grand plaisir et je vous prie d'en recevoir nos remercîments. S'il peut vous être agréable que de mon côté je vous fasse parvenir les fac-simile [sic] de quelques unes de nos antiquités helvetiennes, je le ferai avec beaucoup de plaisir. En attendant, [...] que de vous dire des choses qui vous soient déjà connus, je ferai quelques rapprochements avec les piéces dont vous m'avez envoyé les copies.
- Le No. 1, de Nierstein, rassemble d'une manière frappante à une fibule de dimensions encore plus con-sidérables trouvée en Etrurie (mais qui n'a rien à faire avec l'époque étrusque) et conservée à Londres dans le Britsh Museum. Cette dernière est en bronze doré avec des bandelettes d'argent en saillie, et sa plaque supérieure au lieu d'être carré est un demi circle.
- Le No. 4 de Friedberg me rapelle par ces contours deux belles pièces de ce genre, trouvées en Pologne et conservées dans le palais de marbre à St. Petersbourg; elles sont en argent orné de lamelles d'or repous-sées.
- Le No. 5 de Langenenslingen reproduit assez nettement les fibules d'argent doré découvertes dans des tombeaux déposées au milieu des ruines ro-maines de l'ancien Lousonnium, ainsi que deux broches en bronze d'un tombeau de [Lovay?] dans le Canton de Vaud - Enfin ces diverses formes peuvent don-ner lien à des rapprochements intéressants avec plusieures fibules anglosaxon-nes, danoises, norvégiennes et suédoises.
- Quant aux ornaments de ceinture No. 8 des environs de Mayence, je les retrouve souvent dans les tombeaux helvéto-burgondes de la Suisse occidentale. Je viens de recevoir votre lettre de convocation pour la réunion des sociétés archéologiques et historiques de l'Allemagne, que vous vous proposez [d'avoire?] à Mayence. Si j'en avais la possibilité je serai fort heureux de me rendre à votre aimable invitation, et cela d'autant plus qu' indépendemment du plaisir que j'aurait à vous voire, je crois qu'il est fort utile qu'un esprit d'ensemble préside à ces travaux. Les recherches sont en général l'affaire d'activités individuelles, mais pour arriver à des resultats vraiment historiques, il faut s'enlever au'dessus des localités qu'on exploite. Dans notre étude, on doit chercher à remonter continuellement du particulier au général, si l'on ne veut courir le risque d'émettre des points de vue exagérés. C'est le manque de cette connaissance de l'ensemble qui a fait prendre trop souvent pour des distinctions de peuple à peuble ce qui était des differences d'époque à époque. Je ne veux point dire qu'entre les Celtes, les Germains et d'autres peubles il n'y ait point de traits distinctifs, mais je crois qu'ils ne sont pas là où on les a le plus souvent cherchés. Une réunion du genre de celle que vous avez conçue ne peut avoir que d'excellents résultats pour l'avancement de la sience, et un pays qui, comme l'Allemagne, compte un si grand nombre de savants distingués, est très avan-tageusement placé pour donner à la science que nous cultiverons une impulsion toute nouvelle. Aussi, je vous prie de croire, Mon cher Monsieur, que si je ne me rends point auprés de vous, c'est que j'en suis empêché par des affaires qui ne me rendent pas un voyage possible actuellement. J'ai reçu il y a peu, une lettre de M. l'Abbé Cochet de Dieppe, qui découvre dans le nord de la France plusieurs cimetières Gallo-Francs. Il a vu chez l'un des ses amis votre bel ouvrage sur les tombeaux de Selzen et il désirait vivement en possider un exemplaire. Il m'a écrit à cet effet pour que je vous priasse de lui [addresser?] ce volume en en retirant la valeur au bureau de la Poste. Si vous aviez la bonté de faire cet envoi, vous feriez un grand plaisir à un archéologue français, qui de son côté pouvra vous donner des renseignements sur les antiqui-tés qu'il exploite. Son adresse et simplement: M. l'Abbé Cochet à Dieppe. Ma collection s'est enrichie les dernières années d'antiquités assez nombreuses découvertes dans le Canton de Vaud. Plusieurs appartiennent aux temps antérieurs à la domination romaine en Helvétie. Ce sont divers instruments tran-chants en bronze, des épingles, des bracelets, deux […] en argent, d'une grande beauté. Un fait remarquable c'est que pendant que ces objets se trouvent en général dans les autres pays sous des tumuli et avec des urnes cinéraires, je les découvre ici dans des tombes construites en dalles brutes et déposé sous la surface du sol sans aucun marque extérieure. L'inhumation [ne?] déja […] nous la retrouvons encore pendant l'époque mérovingienne, et tandis que les Romains deponent leurs urnes cinéraires le long des voies, les Helvétiens, sous la domina-tion romaine, continuent, du moins dans la Suisse occidentale, à enhumer les morts avec des bracelets en bronze au avant bras des squelettes, ainsi que je vi-ens d'en trouver dernièrement un nouvel exemple. - Je ne crois pas vous avoir encore parlé d'une découverte curieuse que je poursuis depuis quelques années. - Près du village de Chavannes est une colline de forme conique, haut de 22 pieds sur 114 de diameter à sa base, qui est entourée de deux fosses circulaires de 30 pieds d'ouverture sur 10 de profondeur. Une tranchée pratiquée sur cette colline a présenté la construction siuvante. La base est occupée par une couche épaisse de cendres et de de charbons, recouverte de terre et de cailloux roulés; audessus, nouvelles couches de cendres et de charbons, toujours séparées les uns des autres par les cailloux et la terre. Dans les cendres sont des ossements nom-breux, mais tous ossements concassés et entaillés par des instruments tranchants. J'ai retrouvé là la plupart des animaux do[… Fehlstelle im Papier, vermutlich: domestiques […]], plus le cerf, le faucon et d'autres oiseaux; en revanche il n'y a plus traces […] […] humains, et je ne puis voir dans ces débris que les restes de nombreux sacrifices où l'on répandait [korrekt: répandrait] sur l'air consacrée les debris de bucher et du repas sacré en les recouvrant de pierre et de terre pour empêcher leur profanation. Divers objets sont mêlés à ces debris, des fragemnets de poterie grossière, des éperons, des pointes de fleche, un mors de cheval, des fers de chevaux, le tout en fer, et même un fragment de coquillage, du strombe géant, qu'on ne retrouve que sur les côtes des mers de l'Inde. Quant à l'âge de cette colline de sacrifices on doit faire remonter aux derniers temps des Helvétiens avant la domination romaine. - Une autre fois, si vous le désirez, je pourrai vous parler de nos découvertes romaines et burgondes. Veuillez agréer, cher Monsieur, l'assurement de l'estime et de l'attachement De votre dévoué
Fréd. Troyon"
Übersetzung
Mein geehrter und teurer Herr,
Ihre Sendung von Fibel-Abdrücken hat mir sehr große Freude bereitet, und ich bitte Sie, meinen Dank entgegenzunehmen. Wenn es Ihnen willkommen sein könnte, würde ich Ihnen von meiner Seite die Nachbildungen einiger unserer helvetischen Altertümer zukommen lassen - ich würde es mit großen Vergnügen tun. Einstweilen - anstatt [sinngemäß] Ihnen Sachen mitzuteilen, die Ihnen bereits bekannt sind - bringe ich einige Gedanken (wörtl.: Annäherungen) zu den Fundstücken vor, von denen Sie mir Kopien geschickt haben.
- Die Nr. 1 aus Nierstein ähnelt in verblüffender Weise einer Fibel von noch beträchtlicheren Ausmaßen, gefunden in Etrurien (die aber nichts mit der etruskischen Epoche zu tun hat) und aufbewahrt in London im Britischen Museum. Diese letztere be-steht aus vergoldeter Bronze mit plastischen Silberbändchen, und ihre obere Platte bildet anstatt eines Rechtecks einen Halbkreis.
- Die Nr. 4 aus Friedberg erinnert mich wegen ihres Umrisses an zwei schöne Stücke dieser Art, gefunden in Polen und aufbewahrt im Marmorpalais in St. Petersburg; sie bestehen aus Silber, verziert mit getriebenen Goldlamellen.
- Die Nr. 5 aus Langenenslingen verkörpert ziemlich genau Fibeln aus vergoldetem Silber, gefunden in Gräbern, angelegt inmitten der römischen Ruinen des antiken Lousonnium, ebenso wie Bronze-Broschen aus einem Grab von Louay/Lovay im Kanton Waadt. - Schließlich können diese verschiedenen Formen eine Verbindung herstellen zu interessanten Betrachtungsweisen an mehreren angelsächsischen, dänischen, norwegischen und schwedischen Fibeln.
- Was die Gürtelbeschläge angeht - Nr. 8 aus der Umgebung von Mainz - so finde ich sie oft wieder in den helveto-burgundischen Gräbern der Westschweiz. Soeben erhalten habe ich Ihren Brief mit dem Aufruf zur Vereinigung der archäologischen und historischen Gesellschaften von Deutschland, welche Sie in Mainz zu realisieren vorgeschlagen haben. Wenn ich die Möglichkeit dazu habe, werde ich sehr glücklich sein, ihrer liebenswürdigen Einladung zu folgen, und dies umso mehr, als - unabhängig von der Freude, Sie wiederzusehen - ich glaube, dass es sehr nützlich ist, wenn ein Geist der Gemeinsamkeit über diese Arbeiten schwebt. Im Allgemeinen ist Forschung eine individuelle Angelegenheit, aber um zu wirklich historischen Ergebnissen zu gelangen, muss man sich über die Örtlichkeit erheben, die man erforscht. In unserer Wissenschaft muss man sich fortgesetzt bemühen, von der Einzelheit zum Allgemeingültigen aufzusteigen, wenn man nicht Gefahr laufen will, übergeordnete Gesichtspunkte aus dem Auge zu verlieren. Es war das Fehlen dieser Kenntnis der Gesamtheit, die allzu häufig als Unterschiede von Volk zu Volk hat nehmen lassen, was doch Unterschiede von Epoche zu Epoche waren. Ich will keineswegs sagen, dass es zwischen Kelten, Germanen und anderen Völkern überhaupt keine Unterscheidungsmerkmale gegeben habe, aber ich glaube, dass diese nicht da liegen, wo man sie am häufigsten gesucht hat. Eine Vereinigung der Art, wie Sie sie konzipiert haben, kann nur ausgezeichnete Ergebnisse für die Förderung der Wissenschaft hervorbringen, und ein Land, das wie Deutschland eine so große Zahl von ausgezeichneten Wissenschaftlern aufweist, ist höchst vorteilhaft platziert, um der Forschung, welche wir betreiben, einen ganz neuen Antrieb zu geben. So bitte ich Sie denn zu glauben, mein teurer Herr, dass ich - sofern ich mich denn gar nicht zu Ihnen begebe - daran gehindert bin durch Aufgaben, welche mir derzeit keine Möglichkeit zu einer Reise geben. Ich habe vor kurzem einen Brief von Herrn Abbé Cochet aus Dieppe erhalten, welcher in Nordfrankreich mehrere gallo-fränkische Friedhöfe ausgräbt. Er hat bei einem seiner Freunde Ihre schöne Arbeit über die Gräber von Selzen gesehen, und er wünscht lebhaft, ein Exemplar davon zu besitzen. Zu diesem Zweck hat er mir geschrieben, damit ich Sie [nämlich] bitte, diesen Band an ihn zu senden, indem Sie den Preis dafür beim Postamt einziehen. Wenn Sie die Güte hätten, diese Sendung vorzunehmen, würden Sie einem französischen Archäologen eine große Freude bereiten, welcher seinerseits Ihnen interessante Auskünfte über Altertümer geben kann, welche er erforscht. Seine Anschrift ist ganz einfach: M. l'Abbé Cochet à Dieppe. Meine [eigene] Sammlung wurde in den letzten Jahren durch ziemlich viele Altertümer bereichert, welche im Kanton Waadt entdeckt worden sind. Mehrere [davon] gehören in die Zeiten vor der römischen Herrschaft über Helvetien. Es handelt sich um mehrere Schneidewerkzeuge aus Bronze, um Nadeln, um Armreife, darunter zwei aus Silber und von großer Schönheit. Ein bemerkenswerter Umstand ist indessen, dass diese Gegenstände sich in anderen Gebieten unter Grabhügeln und zusammen mit Aschenurnen finden, ich [hingegen] finde sie hier in Gräbern, die aus groben Steinplatten gebaut und unter der Erdoberfläche ohne irgendeine äußere Markierung angelegt sind. Die Körperbestattung […] finden wir noch während der merowingischen Zeit, und während die Römer ihre Aschenurnen entlang den Straßen beisetzten, fuhren die Helvetier fort - auch unter der römischen Herrschaft und zumindest in der Westschweiz -, ihre Toten zu bestatten mit bronzenen Armbändern am Unterarm des Skelettes, so wie ich gerade zuletzt ein neues Beispiel gefunden habe. - Ich glaube nicht, dass ich Ihnen von einer bemerkenswerten Entdeckung gesprochen habe, die ich seit einigen Jahren verfolge. - Nahe beim Dorf Chavannes liegt ein kegelförmiger Hügel, 22 Fuß hoch bei 114 Fuß Durchmesser an der Basis, welcher umgeben ist von zwei kreisförmigen Gräben von 30 Fuß lichter Weite bei 10 [Fuß] Tiefe. Ein durch diesen Hügel angelegten Schnitt hat folgenden Aufbau ergeben: Die Basis wird von einer dichten Schicht von Asche und [Holz-]Kohle eingenommen, [diese ist] überdeckt von Erde und abgerollten Kieseln; darüber neue Schichten von Asche und Kohle, immer eine von der anderen getrennt durch Kiesel und Erde. In der Asche befinden sich zahlreiche Knochenreste, aber sämtliche Knochen [sind] zerbrochen und eingeritzt durch Schneidewerkzeuge. Ich habe dort eine Vielzahl [Knochen] von Haustieren gefunden, dazu den Hirsch, den Falken und andere Vögel, hingegen habe ich keine Spur menschlicher [Knochen] gefunden, und so kann ich in diesen Bruchstücken nichts anderes als die Reste von zahlreichen Opfern sehen, wo man auf einem heiligen Platz die Reste des Scheiterhaufens sowie des Opfermahles ausgebreitet und [dann] mit Steinen und Erde bedeckt hat, um ihre Profanierung zu verhindern. Verschiedene Objekte sind unter diese Trümmer gemischt, Fragmente einer groben Töpferware, Sporen, Pfeilspitzen, das Gebiss eines Pferdezaumzeuges, Hufeisen - alles aus Eisen - und selbst ein Fragment einer Muschel, eines gigantischen Strombus [= Flügel-schnecke], den man nur an den Meeresküsten Indiens wieder findet. Was das Alter dieses Opferhügels angeht, so muss man in die letzten Zeiten der Helvetier vor der römischen Herrschaft zurückgehen. Ein andermal, wenn Sie es wünschen, werde ich Ihnen von unseren die Burgun-den betreffenden Entdeckungen berichten können. Mögen Sie entgegennehmen, mein teurer Herr, die Versicherung der Hochachtung und der Verbundenheit von Ihrem Freund
Fréd. Troyon
Transkription und Übersetzung: Hermann Ament.
Mit Siegelwachs.
Brief
Französisch
Rücksprache
Bel-Air (Schweiz) - Absendeort
Mainz - Empfangsort
Nierstein - Erwähnt
Friedberg - Erwähnt
Langenenslingen - Erwähnt
Selzen - Erwähnt
St. Petersburg (Russland) - Erwähnt
Lovay (Schweiz, Kt. Waadt) - Erwähnt
Chavannes-le-Veyron (Schweiz, Kt. Waadt) - Erwähnt
Dieppe (Frankreich) - Erwähnt
Information on confiscated assets
Additional information
BZK no.
The Bundeszentralkartei (BZK) is the central register of the federal government and federal states for completed compensation proceedings. When a claim is entered into the BZK, a number is assigned for unique identification. This BZK number refers to a compensation claim, not to a person. If a person has made several claims (e.g. for themselves and for relatives), each claim generally has its own BZK number. Often, the file number of the respective compensation authority is used as the BZK number.
This number is important for making an inquiry to the relevant archive.
This number is important for making an inquiry to the relevant archive.
Delict according to Nazi judicial system
Conduct that was first criminalized under National Socialism (e.g. the Treachery Act, ‘Judenbegünstigung’) or which the Nazi judiciary prosecuted more severely (e.g. high treason).
Reason for persecution
The reasons provided here are based on the wording in the reasons for persecution stated in the sources.
Role in the proceeding
‘Verfolgt’ refers to a person or organization that was persecuted under National Socialism. They could file a claim for compensation or restitution as part of the Wiedergutmachung policy. If the application was submitted by another person or organization than the persecutee (for example, their son or daughter), this other person or organization is designated as ‘antragstellend’ and their relationship to the persecutee is noted, if known. In the sources, the persecutee is sometimes referred to as ‘Geschädigter’ (aggrieved party) and the applicant as ‘Anspruchsberechtigter’(claimant).
Search in Archivportal-D
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Additional information on reason for persecution
Additional or more specific information on membership and group affiliation which were the reason for the persecution.
13.05.2026, 11:29 AM CEST